A Fontaine comme ailleurs, la stigmatisation des roms, la haine raciste, ça suffit ! RDV devant la mairie de Fontaine le 27 mars, 18H30

Lors du Conseil municipal du 27 février 2017 de la ville de Fontaine (agglo de Grenoble) , Franck Sinisi, élu FN de la ville, a  proposé  :
« Pour loger les Roms, je pense qu’il pourrait y avoir un auto-financement. La Métropole devrait leur payer le dentiste afin de récupérer leurs dents en or ».
Récupérer les dents en or, chacun le sait, c’est ce que faisaient les nazis dans les camps de concentration , sur les morts comme sur les vivants…

C’est seulement plus de 15 jours plus tard, par un article de la presse locale, que l’information a commencé à être connue,  la municipalité (dirigée par le PCF)  n’ayant pas communiqué de déclaration ferme. (*)
Il est regrettable que jusqu’à présent, les  réactions n’aient pas été à la hauteur de la gravité de ces propos, prononcés dans une instance officielle.
Le maire a adressé un courrier à cet élu lepéniste, pour lui demander de « s’excuser »pour ses « propos injurieux », à l’occasion du prochain Conseil municipal du 27 mars.
En  fait, plutôt que des demandes d’excuses, ce sont des poursuites judiciaires qui doivent être engagées, pour des déclarations qui ne sont pas de simples injures mais une provocation à la haine raciale ainsi qu’une apologie de crimes contre l’humanité, une apologie des crimes nazis en l’occurrence. Nous souhaitons que la Mairie de Fontaine ainsi que les associations antiracistes agissent en ce sens, et déposent plainte.

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Nous avons reçu cet appel de l’assemblée dès mal logéEs.
Pour d’évidentes raisons nous soutenons cette initiative et nous vous invitons à participer à cette marche Réquisition go! de samedi 11 mars de 13h30 (Arrêt de tram grand place) à 16h (parc Valmy).
Au menu de cette marche réclamant un logement digne, choisi, adapté et décent pour toutes et tous:

  • des prises de parole devant des bâtiments vides, occupés, symboliques, etc.
  • des actions en cours de marche
  • des camarades venus de toute la France et des quatre coins de l’Europe.

L’objectif est à la fois de réclamer la mise à disposition des bâtiments, d’imposer l’utilisation du droit de réquisition par les pouvoirs publics et de rendre populaires et légitimes les réquisitions à venir. Mais aussi d’exiger la fin des expulsions domiciliaires et la baisse des loyers et des charges, autant de problèmes qui sont également des cadeaux faits aux spéculateurs de tout poil et contribuant à l’éviction des pauvres en dehors des villes, le plus loin possible.

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Face à l’indignité, appel à l’action fraternelle: le 18 Février à 15h au parc VALMY

EsmoninCOMMUNIQUÉ DE PRESSE 

ASSEMBLÉE DES LOCATAIRES, MAL LOGÉ-ES, SANS LOGEMENT

assembleelogement@riseup.net

6 rue JAY 38000 Grenoble

LE 17 FÉVRIER 2017

Demandeurs et demandeuses d’asile, locataires, mal logé-e-s et sans logements, rassemblons-nous!

En Isère, au mois d’octobre 2016, c’est environ 4000 personnes qui étaient à la rue ou en habitats très précaires. En janvier c’est seulement 275 places d’hébergement hivernal qui étaient ouvertes, la préfecture déclare pour se dédouaner de ce nombre trop faible avoir à faire à des mairies pas toujours favorables. Lorsque les températures sont descendues en dessous de -11° c’est seulement 205 places en gymnase qui s’y sont ajoutées. De fait, aujourd’hui de plus en plus de personnes sont à la rue que se soient des hommes, des femmes, des personnes âgées ou malades ou des enfants. Pourtant à Grenoble ont compte plus de 10000 logements vacants.

Comme si les personnes sans logement n’étaient pas assez stigmatisées, les pressions continuent : la police municipale harcèle chaque jour des personnes à la rue, de nombreuses tentes ont été détruites cet hiver. Mais dans quel recoin de Grenoble la mairie conseille-t-elle de s’installer ?

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Les bassesses de l’aube

nuitapresnuitGrenoble sept heures du matin. La police harnachée avance vers le 62 rue des Alliés et brutalise les militant.e.s réuni.e.s devant l’immeuble. Scène tristement classique. Réponse habituelle d’un gouvernement si éloigné de nos attentes qu’il se sait en survie.
Mais ce mardi 14 septembre, elle atteint des sommets dans l’inacceptable.
Une famille rom, après avoir été expulsée successivement de différents lieux depuis deux ans par la mairie de Grenoble, avait trouvé abri dans cet immeuble vétuste, où la jeune Mélinda Varga a trouvé la mort, électrocutée. Ses parents viennent de partir en Roumanie pour assister à son enterrement.
Avertis du risque d’expulsion, des militant.e.s s’étaient réuni.e.s devant l’immeuble pour manifester leur solidarité avec la famille endeuillée. Mais le Préfet de l’Isère n’a pas eu d’état d’âme. Il a envoyé la police pour évacuer les derniers occupants restant dans l’immeuble en l’absence de la famille Varga, et fait murer l’immeuble.
Ce même préfet qui, comme ses prédécesseurs dans l’Isère, se montre incapable d’assumer ses obligations d’hébergement d’urgence, vient scandaleusement de porter ce nouveau coup à la famille.
Ce cynisme est révoltant.
De son côté, le CCAS n’a proposé qu’à la seule famille Varga un hébergement en hôtel, et seulement pour trois semaines, conformément au positionnement de la mairie qui affirme vouloir se recentrer strictement sur ses propres compétences et mettre en vente ses bâtiments inutilisés, dans le cadre de son « plan de sauvegarde des services publics ».
Nous exigeons que l’Etat, en lien avec les collectivités territoriales – Conseil départemental, Métro, villes -, mette en oeuvre immédiatement un plan d’urgence pour loger les personnes à la rue. Compte tenu du retard dans la prise en compte de cette priorité absolue, nous exigeons une fois encore la réquisition immédiate des appartements vides, nombreux dans l’agglomération.
Nous ne lâcherons pas !
Un toit c’est un droit !

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Mobilisation contre l’expulsion du 113 cours de la Libération à Grenoble

Depuis plusieurs mois, des familles occupent une maison située au 113 cours de la Libération à Grenoble. Aujourd’hui, environ 80 personnes y vivent, dont une cinquantaine d’enfants. La maison appartient à l’Église de Jésus-Christ des Saints des derniers jours, plus connue sous le nom de Mormons. Ceux-ci projettent de la détruire afin de construire un lieu de culte. Mais le projet n’est pas pour tout de suite, et il n’y a 113donc pas d’urgence à expulser ces familles.

Du reste, jusqu’à présent, celles-ci, épaulées par des militant-e-s, avaient réussi à s’entendre avec le propriétaire qui s’était engagé à ne pas les faire expulser avant la fin de la trêve hivernale. Mais fin janvier, revirement : les occupant-e-s ont appris que l’expulsion aurait lieu le jeudi 4 février…

Ils ont alors lancé un appel à soutien et alerté les médias. Le 4, dès 6h du matin, de nombreuses personnes ont répondu à l’appel : des collectifs militants tels que le DAL (droit au logement), le collectif Hébergement Logement et la Patate Chaude, des associations comme Roms Action, le Centre d’information inter-peuples (CIIP), l’École Ici et Maintenant (EIM!) et l’École de la paix, des étudiant-e-s, des voisin-e-s, des institutrices, des parents d’élèves se sont retrouvés pour soutenir les familles face à la violence de cette expulsion en pleine trêve hivernale.

Des médias étaient présents aussi, et FR3 Alpes (journal du 4/02), Particité et Place Gre’net ont notamment fait des reportages. Vers 10h, un journaliste a contacté les militant-e-s sur place pour annoncer que la préfecture « déprogrammait » l’expulsion.

Les habitant-e-s savent ce qu’ils veulent, et souhaitent dire haut et fort ce qu’ils subissent, depuis des mois, des années. Ils dénoncent la stigmatisation envers les Roms, les portes fermées, la violence, la maltraitance, les discriminations, les politiques publiques (qu’elles soient municipales, départementales ou nationales) qui les empêchent de stabiliser leurs situations, leurs hébergements, la scolarisation des enfants, toutes ces choses qui leur permettraient de trouver du travail et de se construire une vie « comme tout le monde ».

L’expulsion peut être « reprogrammée » à tout moment. En effet, la préfecture semble déterminée à voir ces familles expulsées. D’après les propriétaires, elle aurait insisté pour que cette expulsion se fasse au plus vite…

Patate chaude

Suraccident dans un bidonville : suite à un incendie, l’État met les victimes à la rue

Le mardi 29 décembre, un incendie s’est déclaré dans le bidonville situé entre la Bifurk et la MC2 (rue Flaubert), à Grenoble. En urgence, l’État (la préfecture) par le biais de la direction départementale de la cohésion sociale (DDCS) et le centre communal d’action sociale (CCAS) de Grenoble ont ouvert le gymnase Daudet pour les mettre à l’abri. Deux jours plus tard, celui-ci était fermé, et les familles étaient hébergées dans des hôtels. Certaines ne voulaient pas y aller, car elles savaient que ce ne serait que pour quelques nuits. Elles auraient préféré pouvoir retourner sur le bidonville, où les 2/3 des baraques qu’elles avaient construites n’avaient pas brulé. Mais bien que la procédure d’expulsion engagée par le propriétaire, la SLPA Sages (société publique en charge de l’aménagement du territoire grenoblois), n’ait pas abouti, l’accès en a été interdit, et un vigile a été placé à l’entrée pour le surveiller.

Lors du déplacement des familles à l’hôtel, le CCAS s’engageait à les reloger au moins 15 jours. L’État, par contre, ne s’était engagé que pour 4 jours. Ainsi, le 4 janvier, 11 personnes environ ont été sorties sans proposition de relogement de l’hôtel Bel Alpes de Seyssinet-Pariset en violation de la loi sur la continuité de l’hébergement d’urgence. En pleine trêve hivernale, M. Vigezzi, secrétaire général de l’association La Relève, chargée de la gestion de ces places en hôtel financées par la DDCS, a donc sommé les familles de s’en aller. Aucune autre solution ne leur a été proposée.

Ainsi le préfet, qui a pourtant une obligation légale de proposer un hébergement aux personnes à la rue, non content de ne mettre à l’abri que le quart des familles (laissant au CCAS de Grenoble la charge des autres), délègue à une association, puis à des hôteliers, la responsabilité de les remettre à la rue en plein hiver. Lire la suite

Rassemblement lundi 15 juin au bidonville « Esmonin »

Esmonin 090615Dans l’agglomération, on repousse les pauvres « plus loin »

Les Grenoblois-es connaissent bien le bidonville de l’avenue Esmonin, qui s’est constitué il y a plus d’un an et où vivent notamment des personnes expulsées d’autres bidonvilles, camps et squats de l’agglomération. Il est ainsi le symbole de la terrifiante inhumanité de la politique de la patate chaude, chaque commune s’étant jusqu’à maintenant appliquée à expulser, en espérant sans doute que les personnes à la rue iraient un peu plus loin, dans la commune voisine.

Cette « politique » a été celle de la plupart des maires des environs. Notre collectif a établi un palmarès de la honte dans laquelle la commune de la Tronche s’était surpassée en 2011 par les propos racistes de son maire UMP d’alors et l’attitude de la police qui avait pourchassé pendant des jours les familles qui essayaient de trouver un endroit où se poser.

A Saint-Martin-d’Hères, à Saint-Martin-le-Vinoux ou encore à Échirolles, les expulsions se sont multipliées, la plupart du temps sans relogement. Seules les communes de Grenoble et de Fontaine ont semblé vouloir trouver des moyens d’aider les personnes à la rue et expérimenter des embryons de solution : terrain toléré à Fontaine, action du CCAS de Grenoble et lancement d’une « MOUS » (hébergement et accompagnement social de familles) à la Métro.

Pour autant, les expulsions se poursuivent là aussi. La municipalité de Fontaine a engagé de multiples actions en justice pour expulser les occupant-e-s d’un bâtiment lui appartenant, situé rue Joliot Curie, sans avoir l’assurance qu’ils seront tous relogés. L’établissement public foncier local (EPFL), émanation de la Métro et présidé par Christine Garnier, élue de la majorité grenobloise qui se disait pourtant favorable à l’occupation de bâtiments vides, a lui aussi procédé à des expulsions. Et les protestations des associations et collectifs qui demandaient des réquisition sont restées sans effet.

Répression-Eaux-ClairesA Grenoble, on matraque

La nouvelle équipe municipale de Grenoble avait envoyé des signes positifs en proposant une concertation avec la Préfecture, le Conseil général, la Métro et ses communes, même si cette proposition n’a jusqu’à aujourd’hui guère été suivie d’effets.

En juillet 2014, suite à une forte mobilisation militante, le maire de Grenoble s’était même opposé à la mise à la rue par l’État des personnes hébergées dans le centre d’hébergement de la rue Verlaine. Le CCAS s’était porté partie civile au procès intenté par la préfecture qui demandait l’expulsion des occupant-e-s, procès que cette dernière a perdu au tribunal administratif. Ces derniers mois, face au FN, à l’UMP et au PS qui s’insurgeaient contre le développement du bidonville Esmonin, Eric Piolle avait pris une position courageuse en conseil municipal et exprimait sa volonté de trouver une solution humaine, en lien avec l’État et les collectivités territoriales.

EsmoninLas, aujourd’hui, sa décision est de faire expulser les habitant.e.s du bidonville avant même que cette solution n’ait été trouvée. Il justifie ce brutal revirement par les mêmes arguments que toutes les municipalités : délinquance, prostitution, insalubrité, tensions avec les riverains… tout l’habituel cortège de stigmatisation de la pauvreté.

Samedi 31 mai, une action symbolique a eu lieu, initiée par RESF, Hébergement-logement, Droit au logement et des habitant-e-s du quartier des Eaux-Claires pour soutenir des familles à la rue depuis longtemps, et dont les enfants fréquentaient les écoles Painlevé et La savane. Une cinquantaine de sympathisant-e-s, voisin-e-s et militant-e-s ont occupé le jardinet d’une maison au 51 rue des Eaux-Claires, appartenant au bailleur social Actis (dont Eric Piolle est président) et mis à disposition du CCAS de Grenoble (dont le maire est également président). Le vice-président du CCAS nous a indiqué que cette maison était destinée à devenir le siège de l’association Roms action, et qu’il allait demander l’expulsion. La police est en effet intervenue très brutalement à coups de matraque et de gaz lacrymogène sur des personnes pacifiques, avec une volonté évidente de violence et de provocation. Au jour d’aujourd’hui, les élus grenoblois n’ont toujours exprimé aucun regret pour les personnes blessées pendant cette intervention. (Lire l’article du collectif Hébergement-logement)

Banderole pas une personne sans toit décentOn ne lâche rien !

Cette réponse répressive à une action de protestation contre le mal-logement nous scandalise, mais ne nous décourage pas. Notre colère et notre détermination sont intactes. À l’approche de l’été propice aux expulsions, des actions militantes sont prévues, à commencer par le rassemblement de soutien aux habitant.e.s du bidonville de l’avenue Esmonin lundi 15 juin à 18h, devant le bidonville. Cette action est appelée par de nombreux collectifs, associations et partis (voir le tract ci-dessous).

D’autres initiatives sont prévues, comme la réquisition militante d’un bâtiment mercredi 17 juin (voir l’appel). Nous allons également demander des comptes au Conseil départemental qui se réunit le 18 juin. Enfin, le 24 juin à partir de 18h30, la CISEM organise un pique-nique solidaire au jardin de ville.

UN TOIT POUR TOUTES ET TOUS – PERSONNE A LA RUE

VENEZ SOUTENIR LES HABITANTS DU BIDONVILLE ESMONIN LUNDI PROCHAIN À 18 H


BIDONVILLE ESMONIN : PAS DE DESTRUCTION SANS GARANTIE DE RELOGEMENT POUR TOUS et TOUTES

Les collectifs et organisations associatives, syndicales et politiques, dont beaucoup agissent et luttent depuis des années pour le droit à un toit et un hébergement pour tous et toutes, familles comme isolés, ne souhaitent certes pas la pérennisation de ce taudis de la misère, indigne, gravement attentatoire aux droits fondamentaux à un toit, à la santé, à une scolarisation normale des enfants. Mais l’annonce d’un « démantèlement » nous interroge. Outre la connotation criminalisante de ce terme, nous sommes très inquiets : nous avons assisté à plusieurs « démantèlements » de camps au fil des années, opérés chaque fois avec une violence certaine et sans proposition de relogement pour tous/toutes, durable et adapté aux besoins des personnes et des familles. Nous demandons avec force que soit élaboré en amont, en concertation avec les habitants du camp, les acteurs et militants de terrain, un dispositif de relogement digne, adapté pour toutes les personnes installées actuellement dans ce bidonville. Nous avertissons solennellement les autorités concernées que nous serons très attentifs et vigilants sur ces conditions.

UN TOIT DIGNE, C’EST UN DROIT FONDAMENTAL et UNIVERSEL !

RASSEMBLEMENT LUNDI 15 JUIN 2015 18H

Devant le camp d’Esmonin Avenue Esmonin

A l’appel des organisations de l’Isère : CISEM (Coordination iséroise de solidarité avec les étrangers migrants, qui regroupe 15 organisations associatives, syndicales et politiques, dont l’Apardap, le CIIP, le CSRA, la LDH Grenoble, La Patate Chaude, RUSF, EELV, Ensemble Isère, le NPA, le PCF et le PCOF), Collectif Hébergement-logement, Lutte Ouvrière, PAG 38, PG, SNUIPP/FSU, Antigone