Mobilisation contre l’expulsion du 113 cours de la Libération à Grenoble

Depuis plusieurs mois, des familles occupent une maison située au 113 cours de la Libération à Grenoble. Aujourd’hui, environ 80 personnes y vivent, dont une cinquantaine d’enfants. La maison appartient à l’Église de Jésus-Christ des Saints des derniers jours, plus connue sous le nom de Mormons. Ceux-ci projettent de la détruire afin de construire un lieu de culte. Mais le projet n’est pas pour tout de suite, et il n’y a 113donc pas d’urgence à expulser ces familles.

Du reste, jusqu’à présent, celles-ci, épaulées par des militant-e-s, avaient réussi à s’entendre avec le propriétaire qui s’était engagé à ne pas les faire expulser avant la fin de la trêve hivernale. Mais fin janvier, revirement : les occupant-e-s ont appris que l’expulsion aurait lieu le jeudi 4 février…

Ils ont alors lancé un appel à soutien et alerté les médias. Le 4, dès 6h du matin, de nombreuses personnes ont répondu à l’appel : des collectifs militants tels que le DAL (droit au logement), le collectif Hébergement Logement et la Patate Chaude, des associations comme Roms Action, le Centre d’information inter-peuples (CIIP), l’École Ici et Maintenant (EIM!) et l’École de la paix, des étudiant-e-s, des voisin-e-s, des institutrices, des parents d’élèves se sont retrouvés pour soutenir les familles face à la violence de cette expulsion en pleine trêve hivernale.

Des médias étaient présents aussi, et FR3 Alpes (journal du 4/02), Particité et Place Gre’net ont notamment fait des reportages. Vers 10h, un journaliste a contacté les militant-e-s sur place pour annoncer que la préfecture « déprogrammait » l’expulsion.

Les habitant-e-s savent ce qu’ils veulent, et souhaitent dire haut et fort ce qu’ils subissent, depuis des mois, des années. Ils dénoncent la stigmatisation envers les Roms, les portes fermées, la violence, la maltraitance, les discriminations, les politiques publiques (qu’elles soient municipales, départementales ou nationales) qui les empêchent de stabiliser leurs situations, leurs hébergements, la scolarisation des enfants, toutes ces choses qui leur permettraient de trouver du travail et de se construire une vie « comme tout le monde ».

L’expulsion peut être « reprogrammée » à tout moment. En effet, la préfecture semble déterminée à voir ces familles expulsées. D’après les propriétaires, elle aurait insisté pour que cette expulsion se fasse au plus vite…

Patate chaude

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