Un toit pour les habitants du bidonville Bouchayet-Viallet !

Quelques idées pour aider la mairie de Grenoble à sortir de sa léthargie


Lettre ouverte à la Ville de Grenoble et aux élu-e-s

                       Grenoble, le 4 avril 2017

A l’attention : De M. Piolle, Maire de Grenoble
De M. Denoyelle, Élu à l’action sociale de la Ville de Grenoble
De Mme Tavel, Élue de la Ville de Grenoble et Présidente de la SEM Innovia
De M. Carroz, Élu de la Ville de Grenoble à l’égalité des droits
De Mme Yassia, Élue du secteur 1
Des élu-e-s de la majorité et ex-majorité de la Ville de Grenoble
Des élu-e-s membres du conseil d’administration de la SEM Innovia

Madame, Monsieur,

Le jugement du 22 décembre 2016 a donné à la SEM Innovia la possibilité d’expulser sans délai les occupant-e-s du bidonville situé sur le terrain de la ZAC Bouchayer-Viallet, dont elle est propriétaire. Raison pour laquelle, dès le début du mois de janvier, les habitant-e-s du terrain, avec le soutien du collectif Patate Chaude, interpellaient le Défenseur des Droits et sollicitaient un rendez-vous avec les élu-e-s de la Ville, actionnaire majoritaire de la SEM Innovia.

Ce rendez-vous a pu avoir lieu un mois après, le 9 février, dans les locaux de la Société d’aménagement Innovia (ce changement de lieu ayant été annoncé le matin-même, le rendez-vous étant initialement prévu à l’Hôtel de Ville). La SEM Innovia et la Ville étaient représentées par Alain Denoyelle, élu à l’action sociale de la Ville de Grenoble, Maud Tavel, présidente de la SEM Innovia et élue à la Ville de Grenoble, Barthélémy Barcik, membre du cabinet du maire de Grenoble et Pierre Kermen, directeur de la SEM Innovia. Les habitant-e-s du terrain étaient représenté-e-s par les membres de 4 familles différentes et avaient le soutien de 4 membres de la Patate Chaude et d’une traductrice bénévole.

Lors de cette réunion, M. Denoyelle s’est engagé à proposer une nouvelle date de réunion fin mars avec les habitant-e-s et leurs soutiens pour faire le point sur les actions qu’allaient engager la Ville via son CCAS. Nous l’avons donc re-sollicité ce 23 mars pour demander une seconde rencontre. Le 28 mars, M. Denoyelle nous répond que « le retour des vacances et l’incendie de la tour du CROUS n’ont pas permis de lancer le travail sur la situation des personnes à Bouchayer-Viallet comme [il le pensait] en février », nous dit que cela va être fait « prochainement » et nous propose une rencontre pour fin avril.

Nous déplorons qu’à ce jour les engagements pris « main sur le cœur » lors de la première rencontre confortent les constats faits sur le terrain : un mois et demi après la rencontre, rien n’a été fait.

Lire la suite

Face à l’indignité, appel à l’action fraternelle: le 18 Février à 15h au parc VALMY

EsmoninCOMMUNIQUÉ DE PRESSE 

ASSEMBLÉE DES LOCATAIRES, MAL LOGÉ-ES, SANS LOGEMENT

assembleelogement@riseup.net

6 rue JAY 38000 Grenoble

LE 17 FÉVRIER 2017

Demandeurs et demandeuses d’asile, locataires, mal logé-e-s et sans logements, rassemblons-nous!

En Isère, au mois d’octobre 2016, c’est environ 4000 personnes qui étaient à la rue ou en habitats très précaires. En janvier c’est seulement 275 places d’hébergement hivernal qui étaient ouvertes, la préfecture déclare pour se dédouaner de ce nombre trop faible avoir à faire à des mairies pas toujours favorables. Lorsque les températures sont descendues en dessous de -11° c’est seulement 205 places en gymnase qui s’y sont ajoutées. De fait, aujourd’hui de plus en plus de personnes sont à la rue que se soient des hommes, des femmes, des personnes âgées ou malades ou des enfants. Pourtant à Grenoble ont compte plus de 10000 logements vacants.

Comme si les personnes sans logement n’étaient pas assez stigmatisées, les pressions continuent : la police municipale harcèle chaque jour des personnes à la rue, de nombreuses tentes ont été détruites cet hiver. Mais dans quel recoin de Grenoble la mairie conseille-t-elle de s’installer ?

Lire la suite

Fermeture des centres d’hébergement hivernaux

Cette année comme chaque année, l’État s’apprête à fermer fin mars les centres d’hébergement ouverts pour l’hiver. Pour autant, toutes les personnes hébergées n’ont pas de solutions, et un grand nombre d’entre elles risque de se retrouver à la rue. Non seulement il est odieux de mettre des personnes dehors, mais c’est aussi parfaitement illégal.Banderole pas une personne sans toit décent

Voici donc deux courriers :

L’un, destiné aux directions et aux personnels des centres d’hébergement, fait le point sur la loi et sur leurs missions.

L’autre s’adresse aux personnes hébergées pour leur faire connaître leurs droits. Ce dernier a également été traduit en allemand, anglais, arabe, espagnol, roumain, russe, serbe, italien et albanais afin de s’assurer que le plus grand nombre possible de personnes hébergées puissent bien le comprendre.

N’hésitez pas à diffuser ces documents et ces informations.

Courrier aux directions

Courrier aux hébergés – français

Courrier aux hébergés – anglais

Courrier aux hébergés – roumain

Courrier aux hébergés – serbe

Courrier aux hébergés – arabe

Courrier aux hébergés – espagnol

Courrier aux hébergés – russe

Courrier aux hébergés – allemand

Courrier aux hébergés – italien

Courrier aux hébergés – albanais

Lettre aux membres du conseil d’administration de l’Arépi

L’hiver passé, le collectif d’habitants des Granges et d’Échirolles, constatant les conditions désastreuses dans lesquelles l’Arépi hébergeait des familles qu’il connaissait, avait envoyé une lettre au conseil d’administration de l’association, demandant à rencontrer les administrateurs. Seul le président, M. Balestas, leur a répondu par courrier, éludant la plupart de leurs questions et ne proposant pas d’entrevue.
Suite à notre lettre ouverte sur l’hébergement hivernal, le collectif des Granges et d’Échirolles a relancé le CA de l’Arépi, cette fois-ci sans obtenir de réponse du tout. Il a donc décidé, conjointement à la CISEM (coordination iséroise de solidarité avec les étrangers migrants), dont fait partie la Patate Chaude, de faire cette fois-ci une lettre ouverte commune aux administrateurs de l’association (ci-dessous), demandant à nouveau une entrevue. Pour s’assurer qu’elle arrive à bon port, une délégation est allée la leur remettre en mains propres lors d’une de leurs réunions : mardi 17 décembre, 2 membres du collectif échirollois et 6 membres de la CISEM se sont invités au conseil d’administration de l’Arépi, où siégeaient le président, les deux directeurs, un délégué syndical et 3 administrateurs (sur une douzaine…) Ils ont expliqué les raisons de leur venue, distribué les deux lettres ouvertes (celle sur l’hébergement hivernal de la Patate Chaude et celle adressée aux membres du CA) et demandé une réunion spéciale, en leur présence, sur ce thème.
BalestasLe président a daigné les écouter, en prenant toutefois un air importuné et en accueillant leurs propos avec mépris. Un administrateur a lu la lettre sur l’hébergement de la Patate Chaude. Un autre est parti, visiblement furieux. Balestas a dit en substance qu’il ne parlerait pas à la Patate chaude. Quand il apprit qu’il s’agissait d’une délégation de la CISEM, qui comprend une quinzaine d’organisations, il a répondu, comme le Préfet, qu’il ne comprenait pas que celle-ci travaille avec la Patate chaude. Bien sûr, il s’agit de manœuvres de division pour essayer de mettre les détracteurs à l’index et évacuer les problèmes sans les examiner, en qualifiant d’irresponsables ceux qui les soulèvent.
——-

Lettre ouverte au président et au conseil d’administration de l’AREPI

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs,

Vous connaissez le collectif des habitants des Granges et d’Échirolles, qui a aidé en octobre 2012 des familles issues de l’ex-Yougoslavie réfugiées sous des tentes, sur les terrains d’Alpexpo. Six mois après, le 15 avril, celui-ci a écrit à Monsieur Balestas, président de l’AREPI, avec copies à tous les administrateurs de l’AREPI, pour lui demander un rendez-vous au sujet des conditions d’hébergement dans les centres gérés par votre association. Sans autre réaction de sa part qu’un courrier du 27 mai qui ne précisait en rien les conditions de suivi des personnes de la part de l’Arepi, et ne proposait pas de réponse pour ce rendez-vous que nous souhaitions.

Aucun des administrateurs ne s’est manifesté à cette occasion.

Devant cette absence de réaction, et suite à des évènements graves qui se sont produits au centre Paul Verlaine, à côté de chez lui, le collectif échirollois s’est permis de vous envoyer dès le 30 octobre moult mails et messages téléphoniques, afin de pouvoir échanger en toute franchise et sans à priori sur cette situation très préoccupante au sujet des personnes.

Enfin, Le collectif La Patate chaude, qui est en lien avec celui des habitants des Granges et d’Échirolles, vous a également envoyé, en copie, une lettre ouverte faisant le point sur l’hébergement hivernal, où étaient pointées un certain nombre d’atteintes à la dignité des familles hébergées, et aux droits de l’Homme. Si de nombreuses réactions favorables s’en sont suivies, de la part de différentes associations, là encore aucune n’émanait de la vôtre.

Aujourd’hui, et à son tour, la Coordination iséroise de soutien aux étrangers migrants (CISEM), qui réunit une quinzaine d’associations et collectifs, s’insurge contre cette absence de réaction, car elle équivaut à cautionner des pratiques inacceptables.

Nous avons rencontré récemment Monsieur le Préfet à ce sujet et, même si nous avons constaté depuis des améliorations sur certains aspects touchant à la salubrité et à la sécurité, celles-ci restent très insuffisantes. Nous continuons donc à nous élever contre un certain nombre de comportements et, entre autres, les obstacles que la direction de l’AREPI oppose au droit de visite des personnes hébergées.

Votre association est mandatée par l’État pour héberger des migrants. Cette délégation ne vous exonère en rien de votre responsabilité quant au respect de leurs droits. Bien au contraire, elle oblige le Conseil d’administration et les membres de la direction.

C’est pour discuter avec vous de tous ces aspects que nous vous demandons, cette fois par une lettre ouverte, à rencontrer votre conseil d’administration.

Espérant, cette fois-ci, une réponse de votre part, nous vous prions d’agréer nos meilleures salutations,

La CISEM, Le collectif des habitants des Granges et d’Échirolles

—-

Nous avons appris que Me Balestas (photo ci-dessus) vient d’être remplacé dans ses fonctions de bâtonnier au barreau de Grenoble. Nous espérons qu’il mettra à profit son temps disponible pour s’occuper de l’association qu’il préside, l’Arépi, et qui héberge les migrants dans des conditions indignes. S’il lui reste, après cela, encore un peu de temps, peut-être pourra-t-il aussi répondre aux demandes de rendez-vous que les associations et collectifs ne cessent de lui adresser à ce sujet.

Lettre ouverte sur l’hébergement hivernal

Dans les jours qui viennent, le dispositif d’hébergement hivernal 2013-2014 va être mis en place en Isère. Or, le dispositif de l’année passée a posé de multiples problèmes. Dans le texte ci-joint, une lettre ouverte adressée à 4 ministres (Valls, Duflot, Touraine et Carlotti), nous dénonçons les conditions d’accueil indignes dans les centres d’hébergement d’urgence ainsi que l’attitude des associations gestionnaires, qui n’ont pas hésité à fouler aux pieds les principes du travail social en méprisant à la fois les personnes hébergées, les militants qui les soutenaient et leurs propres partenaires associatifs.
Mais au-delà, cette lettre analyse et dénonce des politiques publiques qui sont orchestrées au plus haut niveau de l’État et qui œuvrent à l’avènement d’un travail social « discount » et intensifient la chasse aux migrants.

Lettre ouverte novembre 2013Cliquez ici ou sur l’image pour télécharger la lettre ouverte

Lettre ouverte à M. Richard Samuel, Préfet de l’Isère

Manifestation 5juillet 2013Monsieur le Préfet,

Nous faisons suite à la manifestation organisée après la décision de fermeture des hébergements d’urgence restés ouverts au-delà du 31 mars.

La régionalisation fait que Grenoble est un point d’afflux de migrants et les hébergements sont largement insuffisants. Comment abolir cette régionalisation et ses méfaits ? Mais tant qu’elle est là, est-ce une raison pour vider les foyers en distribuant des obligations de quitter le territoire français (OQTF) à tour de bras et des assignations à résidence, faire peur à ceux qui n’en ont pas (encore ?) reçu pour les faire partir ? Tout cela pour faire de la place à de nouveaux arrivants ou les fermer, par économie, jusqu’à l’hiver prochain ?

Des centaines de personnes se retrouvent à la rue et en danger, car on meurt autant dans la rue l’été que l’hiver, comme l’a récemment rappelé encore le « collectif Les morts de la rue ».
Que vont devenir les femmes enceintes, les bébés, les jeunes enfants, les malades, pour lesquels vous ne prévoyez qu’une centaine de places pour les plus gravement atteints ?
Pourtant, le traitement inhumain réservé aux étrangers ne peut que multiplier les pathologies liées aux mauvaises conditions de vie. Or, la grande majorité de ces migrants ne peut retourner dans son pays.

Les étrangers ne demandent pas l’aumône, mais le droit de travailler, refusé pour l’instant, au moins en attendant le résultat de leur demande de titre de séjour. Ils subviendraient ainsi à leurs besoins et, le cas échéant, à ceux de leur famille. Ils pourraient louer un appartement
sans prendre de place dans un foyer d’hébergement.

Nous vous demandons ce que devient la décision sur les réquisitions de bâtiments vides ?
Quelles seront vos décisions pour qu’il n’y ait pas, de votre fait, des centaines de personnes à la rue ?

Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l’expression des salutations citoyennes, de ceux qui vivent dans la cité.

Les représentants de la délégation reçue par Monsieur le Sous-Préfet à l’issue de la manifestation du 5 juillet 2013

Pour contacter la Coordination Iséroise de Soutien aux Étrangers Migrants (CISEM) : cisem.isere@gmail.com

Lettre ouverte à madame la ministre du logement et à monsieur le préfet de l’Isère

Duflot ministreSuite à l’annonce de la fermeture des centres d’hébergement d’urgence et à la mise à la rue dans le département de l’Isère d’au moins 600 personnes prévue avant le 10 juillet (un foyer de l’Isle d’Abeau a déjà été fermé hier), le Collectif isérois de solidarité avec les étrangers migrants (CISEM), réunissant une bonne dizaine d’associations de soutien aux étrangers, a lancé une réunion jeudi soir à laquelle ont aussi participé des représentants syndicaux et des individuels. Le principe d’envoi de lettres par mails a été acté. Chacun peut s’approprier le texte ci-dessous et l’envoyer aux adresses suivantes

Cécile Duflot, ministre de l’égalité des territoires et du logement
cecile.duflot@territoires.gouv.fr
Richard Samuel, préfet du département de l’Isère.
richard.samuel@isere.pref.gouv.fr

Merci

Lire la suite