Article du Dauphiné Libéré© du 27/9/17

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Le Conseil départemental et La Métro ne s’intéressent pas aux Roms

Communiqué de presse

L’association Roms Action qui accompagne depuis 14 ans les familles Roms de l’agglomération vivant en squats et bidonville (une quinzaine de lieux dans l’agglo) va mettre la clef sous la porte très prochainement du fait de la baisse des subventions publiques (moins 60.000€ dans le budget associatif en 2017). Toutes les collectivités sont à l’origine de cette baisse notamment la Métro et principalement le Département de l’Isère qui a réduit sa subvention de 75.OOO€ à 25.000€ en deux ans.

La fermeture de Roms Action se traduira par le licenciement du personnel et l’abandon de l’accompagnement de ces familles européennes, marginalisées, victimes de préjugés. Ces familles ne demandent pourtant qu’à vivre normalement comme les autres et à s’intégrer. Roms Action assurait l’accompagnement vers l’autonomie pour leur insertion par diverses missions : médiation, santé, parentalité, scolarisation, insertion économique, amélioration du logement, apprentissage du français, accompagnement pour les démarches administratives et pour l’emploi, aides matérielles ainsi que le plaidoyer auprès des institutions et des citoyens. Toutes ses missions seront stoppées.

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La lutte paye encore… malgré un monde devenu fou (DAL38 22/9/17)

COMMUNIQUE DE PRESSE
le 22 septembre 2017
La lutte paye encore… malgré un monde devenu fou.
Vendredi 22 septembre, à midi une soupe populaire était organisée par la Coordination Iséroise de Solidarité aux Étrangers Migrants.
Une soupe populaire qui s’est établie sur une aire de pique nique, à proximité d’un jardin partagé, à proximité de la mairie de Grenoble, à proximité d’un ancien campement de personnes en demande d’asile. Un endroit convivial où s’étaient réunies environ quatre vingt personnes, dont la moitié environ avaient l’uniforme de la police nationale et ne souhaitaient pas partager le bol de soupe. Soupe au demeurant très bonne puisque il y avait même la présence de deux élus du conseil municipal de Grenoble.
Puis, pour une raison inconnue, la moitié des participants portant l’uniforme ont soudainement décidé que l’endroit pour boire la soupe était mal choisi, et ont donc décidé d’encercler puis de pousser l’autre moitié des participants jusqu’au bord de la route, dans un climat d’absurdité inédit.
Comment peut-on en arriver là lors d’une soupe populaire organisée sur une aire de pique nique ?

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Migrants de Valmy quand la soupe populaire tourne à la soupe à la grimace

REPORTAGE VIDÉO – La Coordination iséroise de solidarité avec les étrangers migrants (Cisem) a organisé, ce vendredi 22 septembre, une soupe populaire en soutien aux migrants demandeurs d’asile qu’elle estime quotidiennement harcelés par la police. Le collectif revendique un acte de solidarité, tout autant que l’interpellation des institutions dont elle dénonce le « cynisme » et la « répression ».

Source : article Migrants de Valmy : quand la soupe populaire tourne à la soupe à la grimace | Place Gre’net – Place Gre’net

Soupe populaire en soutien aux migrants harcelés par la Police

De plus en plus de migrant-e-s et leurs familles en quête d’hébergement sont abandonnés à la rue par les autorités nationales et locales, et pis encore harcelés quotidiennement par la police qui leur prend tentes, réchauds à gaz, vêtements, multiplie les contrôles et les poursuit pour les empêcher de s’installer où que ce soit. Cette situation, qui nie tous les droits de la personne, nous renvoie à Calais, Nice, Porte de la Chapelle à Paris, où les personnes en quête d’asile sont pourchassées, laissées à une misère sans nom, expulsées…

Pourtant le droit au logement de toutes et tous est un principe fondamental de notre pays. Le droit à l’asile l’est aussi, qui a valeur constitutionnelle en France, et se réfère à la Convention de Genève de 1951 sur le statut des réfugiés. Les personnes demandant l’asile, en cours de procédure, doivent être hébergées par l’Etat, par l’intermédiaire de l’OFII ( Office Français l’Immigration et de l’Intégration).

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Lettre ouverte au Président de la République

Patate chaudeMonsieur le Président de la République,

Ça se passe en France, plus précisément à Grenoble et Saint-Martin d’Hères (Isère).
Depuis près d’un mois, la police nationale harcèle des familles demandeuses d’asile arrivées, dans un dénuement total, de Serbie, Albanie, Macédoine,… Elle les poursuit partout, mètre par mètre, les empêchant de se poser où que ce soit, fût-ce dans un endroit isolé.
Il y a parmi elles des enfants, des femmes enceintes, des personnes malades à qui l’Etat n’a proposé aucune solution d’hébergement malgré l’obligation légale et en dépit de vos récentes déclarations.
Quant au 115, il affiche complet.
Ces derniers jours, un nouveau degré a été franchi dans la violence et l’arbitraire.
Dès qu’une famille, ne sachant où s’abriter, fait halte sur un terrain pour s’y reposer, elle en est non seulement chassée, mais régulièrement ses objets personnels, fournis par des riverains ou des associations, lui sont « confisqués » : couvertures, réchauds, bouteilles de gaz, vêtements.
Aux personnes scandalisées par ces procédés inacceptables, la police répond invariablement : « Ce n’est pas notre problème, nous avons des instructions précises ».
Ainsi, non seulement les droits de l’Homme sont ainsi quotidiennement bafoués, mais les autorités chargées de les faire respecter couvrent voire ordonnent ces violences à l’encontre de celles et ceux qu’elles devraient protéger.
Nous vous demandons :

  • de donner les instructions nécessaires à la chaîne hiérarchique pour que cessent ces violences et cet arbitraire ;
  • de prendre d’urgence les dispositions pour que dorénavant personne, français ou étrangers, quelque que soit son statut, ne se retrouve à la rue. Enfin, il est urgent de mettre enfin en place une politique d’accueil qui fait cruellement défaut à la France et qui la place objectivement parmi les pays les plus hostiles aux migrants

Veuillez agréer, monsieur le Président, nos meilleures salutations

Signataires : Centre d’information inter-peuples, Réseau éducation sans frontières 38, La patate chaude, Association de parrainage républicain des demandeurs d’asile et de protection (APARDAP), Ras l’Front Isère, RESF 38, RUSF 38, EELV 38, NPA 38, Ensemble! 38

5 août 2017

Le harcèlement des migrants à Grenoble (suite)

L’abjection

Ça se passe en France, plus précisément à Grenoble et à Saint-Martin d’Hères. La police nationale a harcelé plusieurs jours durant des familles fraîchement arrivées de Serbie et de Macédoine, dans le plus grand dénuement. Elle les a poursuivies partout, presque mètre par mètre, les empêchant de se poser quelque part. Il y avait des enfants, des femmes enceintes. Devant les protestations des militants, la réponse était invariablement : « Ce n’est pas notre problème, on a des ordres ».

A Grenoble, sur ordre de la mairie, la police les a expulsés brutalement de l’endroit où les familles s’étaient réfugiées. Ces familles, accompagnées de miltant.e.s, ont alors rencontré plusieurs responsables de l’équipe municipale – Madame Barnola et Monsieur Ben Habou du cabinet du maire, et Monsieur Angotti, directeur du CCAS – pour demander que cessent le harcèlement et les violences policières, afin que les familles puissent organiser leur survie, ce qui passe au minimum par un hébergement. Refus catégorique.

Ce n’est qu’au campus universitaire, après l’intervention du réseau RUSF, que leur course a pris fin et que des personnes bienveillantes leur ont donné des tentes et un peu de réconfort.

Quant aux collectivités locales et leurs services sociaux, elles n’ont pas bougé. Le Conseil départemental en particulier, pourtant chargé de la protection de l’enfance en danger, a une fois de plus brillé par son absence. Son «service dédié» s’est contenté de prendre un rendez-vous une semaine plus tard, car «les responsables étaient en vacances».

Plus fort encore, le CCAS de Saint-Martin d’Hères a envoyé un message aux collectifs militants pour qu’ils assurent une prise en charge.

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