Droit de réponse au Dauphiné Libéré

Suite à deux articles hallucinés parus dans le Dauphiné Libéré attribuant à la Patate Chaude des occupations de bâtiments à Saint Martin d’Hères avec lesquelles le collectif n’avait rien à voir (si ce n’est qu’une petite poignée de membres du collectif sont allés soutenir, à titre individuel, les occupant-e-s lors de leur expulsion), nous avons demandé ce droit de réponse au journal :

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Le collectif La Patate Chaude demande un droit de réponse à l’article de Katia Cazot du 12 septembre 2015, sur l’expulsion d’une famille rom qui squattait une maison au 33 rue Romain Rolland à St Martin d’Hères.

Cet article présente non seulement des erreurs inqualifiables, mais nous parait aussi tout à fait contraire à la déontologie journalistique qui s’impose d’autant plus dans une situation humaine et sociale dramatique.

Tant la rédaction de l’article que la photo du rassemblement dénotent un parti pris évident en faveur de la mobilisation des voisins, qui revient de fait à légitimer la violence au détriment du droit.

En écrivant que l’histoire se finit moins mal qu’elle n’avait commencé, la journaliste se place délibérément du côté du propriétaire et des voisins, parvenus à leur fin: l’expulsion de la famille. Parler en fin d’article de solidarité qui a fonctionné dans les 2 sens est tout bonnement monstrueux. 3 jours d’hôtel et après…? Pour eux une fois de plus l’histoire s’arrête ici.

Contrairement à la photo qui parait démontrer le grand calme des voisins et à l’ensemble du texte, la tenue du rassemblement était tout sauf pacifique : insultes racistes et sexistes, menaces incitant à la haine, acharnement sur le portail dans le but de pénétrer dans la maison, qui a été interrompu seulement par l’intervention de la police.

Cet article laisse aussi penser que la famille est instrumentalisée par les collectifs de soutien, ce qui revient totalement à nier leur autonomie dans leur recherche essentielle d’un toit.

Non,  les voisins ne recherchaient pas le respect du « droit en France » comme ils l’affirment dans l’article. En réclamant le respect de la propriété privée ils niaient le droit au logement pour tous, pourtant partie intégrante de la constitution du pays depuis 1946.

Le collectif tient enfin à faire savoir qu’il n’est pas à l’origine de cette occupation (ni de celle qui a eu lieu quelques jours plus tard au 104 avenue A. Croizat à St Martin d’Hères), mais en est totalement solidaire, comme il l’est à chaque fois que des personnes défendent leur droit à un logement.

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