Hébergement : une crise ? Quelle crise ?

La démagogie
Notre ministre du logement, Sylvia Pinel, vient de déclarer : «  Il ne doit y avoir aucune remise à la rue sans accompagnement et tout doit être fait pour assurer la continuité de la prise en charge des personnes et notamment des familles […]. Toutes les familles se verront proposer des solutions ou de logement ». En cela, elle ne fait que rappeler le principe de la continuité de l’hébergement, inscrit dans une loi pourtant violée chaque année au nom d’une prétendue fin du « dispositif hivernal ».
Le cynisme
Madame Pinel a-t-elle la volonté de vérifier sur place la mise en œuvre de ses directives ? Qu’elle ne compte pas en tout cas sur les services préfectoraux de l’Isère pour l’informer de la situation terrible dans laquelle se trouvent ici les sans abri.
Au moment même où plus de 1500 personnes sont à la rue ou dans des squats précaires, la préfecture s’apprête à y envoyer 240 personnes de plus le 1er avril en fermant la plupart des places d’hébergement.
Mais qu’on se rassure, ces mêmes services évaluent les besoins à… 60 places, et c’est à cette hauteur qu’ils ont fait remonter leur demande au ministère !
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La xénophobie assumée
Répondant aux signaux d’alerte des associations, M. Lapouze, secrétaire général de la préfecture, ne voit pas non plus le problème. Ce sont essentiellement des étrangers qui occupent les places d’hébergement. Or, pour M. Lapouze, puisque « les Français » disent qu’il y a trop d’immigrés, il faut les écouter.
Sommes-nous au coin du comptoir du café du commerce, à siroter un rouge en ragotant ? Ou dans une administration, face à des gens sérieux ayant des responsabilités et des devoirs dans le cadre de leur mission de service public ?
Nous avons déjà argumenté maintes fois à ce sujet, comme par exemple dans cette réponse à un commentaire publié sur notre site. Rappelons aussi cet appel contre les politiques de racialisation, que nous avons reproduit ici et que tout un chacun peut signer.
Faisons entendre notre voix
Les collectifs Patate chaude et Hébergement-logement, ainsi que la quinzaine d’organisations rassemblées dans la CISEM*, vous proposent d’élever la voix pour qu’elle porte jusqu’à la préfecture, en nous rejoignant place Félix Poulat vendredi 27 mars à 17h30
*Coordination iséroise de solidarité avec les étrangers migrants

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