La lutte contre la fermeture de Verlaine et les remises à la rue continue !

14 07  05 Marche Verlaine-blogJeudi 10 juillet

Les événements de la matinée donnent à voir à le cynisme de la préfecture de l’Isère et de la direction de l’AREPI, qui savent renouveler leurs stratégies pour arriver à leurs fins.
L’AREPI a essayé (en vain) de faire déménager les équipements du lieu par une équipe de personnes qu’elle « accompagne » et qui sont en correctionnelle, donc ne peuvent guère s’opposer au travail qu’on leur demande.
La préfecture a envoyé 3 de ses sbires, dont Mme Malerba du Service Immigration et Intégration et 2 traducteurs, pour faire comprendre aux hébergé-e-s que la seule solution qu’il leur restait était le retour « volontaire » au pays. Cela consiste à acheter – à hauteur de 50 euros par adulte et de 30 euros par enfant – leur disparition momentanée du pays pendant deux ans (l’aide financière étant assujettie à l’interdiction de retour sur le territoire pendant 2 ans). L’acceptation de cette proposition étant LA condition à laquelle ils pourraient « bénéficier » d’un hébergement en hôtel jusqu’à leur vol..
Nous avons quand même eu la joie mesquine, alors que nous bloquions les entrées, de voir l’une de ces envoyée de la préfecture, attifée comme pour un mariage, se hisser péniblement à l’intérieur du bâtiment en rentrant par la fenêtre.
La préfecture a de l’humour : pour coller à l’ambiance « vacances », elle a même sollicité trois minibus de tourisme pour emmener les personnes vers les hôtels situés dans des lieux de plaisance bizarrement situés non loin de l’aéroport de St Geoirs (hasard ou vice ?).
Nous vous passons les détails sur les agents du gaz et de l’électricité venus couper les fluides, repartis bredouilles, et sur les discours creux des sieurs CALUORI, BAYOT et BALESTAS (respectivement directeurs et président de l’AREPI-L’Etape).

La préfecture donne des indications contradictoires, indiquant tantôt que l’AREPI s’apprête à quitter les lieux et qu’un constat d’huissier doit être fait pour constater leur occupation par les hébergé-e-s, puis demandant à l’AREPI de prolonger leur convention et de se maintenir sur place.
Pendant ce temps-là, la mairie ne donne guère de signe d’intérêt et de considération pour les hébergé-e-s et pour la mobilisation.
La Métro peine à avancer sur un projet de plate-forme d’hébergement.
Le Conseil Général est brillant de mutisme sur la question de ces familles avec enfants, parfois en bas âge, menacées depuis des jours d’une (sur)vie dans la rue.

Mais les soutiens sont là, parmi les associations d’entraide et d’Alerte Isère, qui se battent pour interpeller les pouvoirs publics et pour soutenir les hébergé-e-s,
parmi les personnes qui reviennent chaque jour avec du café, des gâteaux,
parmi les personnes qui osent venir « pour la première fois ».
Les hébergé-e-s sont fatigué-e-s mais pas dupes. Certains « craquent » et acceptent d’aller en hôtel, en sachant que ce n’est que pour quelques jours.
Notre soutien est important. La lutte s’ancre dans nos quotidiens. Nous ne lâcherons pas !

Pas une personne sans logement décent ! Pas un logement sans personne dedans !

Le collectif Hébergement-Logement, avec le soutien du collectif Alerte Isère, du CCRPA (Conseil consultatif régional des personnes accueillies) et de la CIP38 (Coordination Intermittent.e.s et Précaires en lutte).


Mercredi 9 juillet

Rassemblement Verlaine 4-7-2014

Les hébergé-e-s ont été convoqué-e-s hier par le directeur de l’Arépi, M. Caluori, pour transmettre les ordres de la préfecture. Celle-ci continue de dire qu’il n’y a aucune solution d’hébergement, mais qu’il reste une solution : l’aide au retour volontaire (!). L’annonce a été faite que le foyer serait fermé cette semaine, et l’eau et l’électricité coupés.
La préfecture laisse ainsi planer la peur d’une expulsion imminente depuis maintenant 4 jours.

Le collectif Alerte Isère a fortement interpellé le préfet, le préfet de Région, la Métro et la Ville.
Il a placé en priorité, avant toute autre démarche, la résolution du problème des personnes de Verlaine.

La préfecture se fout des personnes, du social, des lois qui protègent les gens, et affiche un cynisme décomplexé.
La Métro travaille à la mise en place urgente d’une plate-forme hébergement – mais pour quand ??
La Ville ne veut pas intervenir en tant que telle.
Le Conseil Général n’a pas bougé le petit doigt…
Une fois encore, des enjeux politiques (ici, un bras de fer entre l’Etat et les collectivités territoriales) foulent au pieds les plus démunis.
La lutte s’amplifie. Nous (hébergé-e-s, militant-e-s, associations de plus en plus en colère) ne lâcherons pas.

Pas une personne sans logement décent ! Pas un logement sans personne dedans !

Le collectif Hébergement-Logement, avec le soutien du collectif Alerte Isère, du CCRPA (Conseil consultatif régional des personnes accueillies) et de la CIP38 (Coordination Intermittent.e.s et Précaires en lutte).


Dimanche 6 juillet

Voici maintenant deux jours que la mobilisation contre la fermeture du centre Verlaine et l’expulsion des hébergé-e-s continue, avec le collectif Hébergement-Logement et le soutien de nombreuses associations, dont le réseau Alerte Isère, mais aussi des syndicats et des individu-e-s. L’ensemble du mouvement a fortement interpellé la préfecture, notamment lors de la marche vendredi matin, mais aussi la Métro, la mairie de Grenoble, et l’association AREPI qui gère le centre. Il reste sur le site environ 85 personnes parmi les 120 hébergées au départ. Des familles se sont vu proposer d’aller en hôtel pour une durée soi-disant indéterminée alors que la préfecture a annoncé qu’elle ne paierait pas plus de 3 nuits d’hôtel. Le directeur de l’AREPI, M. Caluori, dit en permanence aux personnes qu’elles vont être expulsées sous peu ; ce harcèlement pèse sur les hébergé-e-s depuis 3 jours.

La lutte continue…

Devant les expulsions, Résistons !

Dimanche 6 juillet, restez disponibles !!

Lundi 7 juillet Petit déjeuner solidaire Dés 6h du matin 11 avenue Paul Verlaine, Grenoble

Pas une personne sans un toit décent, pas un logement sans personne dedans !

Le collectif Hébergement-Logement, avec le soutien du collectif Alerte Isère et du CCRPA (Conseil consultatif régional des personnes accueillies)

Une réflexion sur “La lutte contre la fermeture de Verlaine et les remises à la rue continue !

  1. Le Préfet de l’Isère a-t-il son libre arbitre ?

    Ce que dit la loi (Code de l’action sociale)

    Article L345-2-2 « Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence. Cet hébergement d’urgence doit lui permettre, dans des conditions d’accueil conformes à la dignité de la personne humaine, de bénéficier de prestations assurant le gîte, le couvert et l’hygiène, … »
    Article L345-2-3 : « Toute personne accueillie dans une structure d’hébergement d’urgence doit pouvoir y bénéficier d’un accompagnement personnalisé et y demeurer, dès lors qu’elle le souhaite, jusqu’à ce qu’une orientation lui soit proposée. Cette orientation est effectuée vers une structure d’hébergement stable ou de soins, ou vers un logement, adaptés à sa situation. »

    Ce que déclare le préfet (Dauphiné libéré du 9-7-14)

    « Il n’est pas raisonnable de laisser croire aux intéressés qui n’ont pas toujours leur libre arbitre qu’il existerait en France un droit à l’hébergement gratuit sans limitation de durée »

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