Fermeture du centre d’hébergement de la rue Verlaine

Fermeture de Verlaine et des places pérennisées de l’hivernal :

RDV vendredi 4 juillet, à 9h, devant le Foyer Les Mimosas

11 avenue Paul Verlaine à Grenoble

Pour marcher avec les hébergé-e-s jusqu’à la préfecture

Rassemblement prefecture 27-03-2014.cleanedIl existe en France des lois qui encadrent l’hébergement d’urgence, afin d’assurer à toute personne à la rue l’accès à un toit, dans le cadre du devoir d’assistance à personne en danger. L’hébergement d’urgence est ainsi une porte d’entrée dans le dispositif d’hébergement et de logement global. (cf articles L.345-2-2 et L.345-2-3 du Code de l’Action Sociale et des Familles sur l’inconditionnalité et la continuité de l’hébergement).

Depuis la fin du dispositif hivernal, en dépit de ces lois, des centaines de personnes sont mises à la rue, de force ou sous la pression, de certains centres d’hébergement d’urgence, sans qu’aucune proposition de relogement ne leur soit faite. C’est illégal et inhumain.

Qui sont les responsables de cette situation ?

En premier lieu l’État, qui se désengage, notamment dans le financement de l’action sociale, et tente de transférer ses compétences et responsabilités aux communautés de communes sans budgets pour les gérer.

Ensuite, certaines associations d’hébergement comme l’Arépi et la Relève qui renient sans complexe leur rôle social et cherchent à obtenir le maximum de subventions en faisant du zèle pour l’État : pressions sur les hébergés, maltraitance, participation à l’organisation des expulsions des hébergements et du territoire…

Le Conseil Général, qui a normalement obligation de prendre soin et d’héberger les familles avec enfants au nom de la protection de l’enfance. Au lieu de cela, le Conseil Général de l’Isère choisir de restreindre ce droit aux femmes seules avec enfants de moins de trois ans, laissant les autres à la rue.

Les communes et regroupements de communes qui, refusant de porter les compétences de l’État, refusent par la même occasion d’assumer pleinement leur responsabilité de sûreté des habitants en laissant les expulsés à la rue, et les sans papier en dehors du droit commun.

Dans ce contexte, et depuis la fin du dispositif hivernal, un collectif de lutte s’est mobilisé, rassemblant des associations militantes, des hébergé-e-s, des individu-e-s en colère. Mais malgré les actions menées durant ces trois mois :

l’État décide de couper les vivres, de fermer les places pérennisées de l’hivernal sans proposition de relogement des personnes hébergées, et, pour mieux pousser les personnes à partir des centres, de distribuer des OQTF, des assignations à résidence (pour quelle résidence ?)…

L’Arépi et la Relève poursuivent les pressions sur les hébergés pour les pousser à quitter les centres et places d’hébergement, au mépris de leurs droits.

La commune de Grenoble et d’autres communes de la Métro s’arc-boutent sur leur refus de palier aux carences de l’État et ne prennent pas pleinement en compte que la gravité de la situation actuelle appelle d’autres stratégies, si l’on ne veut pas que ce soit toujours les mêmes populations qui en fassent les frais.

Conclusion:

Le centre d’hébergement des Mimosas, avenue P. Verlaine,

comme d’autres hébergements gérés par l’AREPI et la Relève,

vont fermer leurs portes au plus tard le 5 juillet,

expulsant les habitants sans proposition de relogement.

Nous invitons donc toutes personnes, associations de bonne volonté à venir :

Le vendredi 4 juillet, 9h, au centre Les mimosas

pour une marche solidaire jusqu’à la préfecture

Le samedi 5 juillet, à partir de 6 h du matin et toute la journée

pour venir en soutien aux hébergé-es et dénoncer publiquement ces agissements

Vous connaissez des journalistes ?

Invitez-les, une conférence de presse s’impose, pour entendre enfin les personnes hébergées, les associations et personnes en soutien,

dénoncer haut et fort les actes de la préfecture.

Vous connaissez des avocats?

Invitez- les aussi, car nous aurons besoin d’eux le 5 juillet.

Vous voulez signer l’appel en tant qu’association ou collectif ?

N’hésitez pas à contacter des personnes/associations du collectif Hébergement-Logement

(CIIP, CISEM, Patate chaude, individu-e-s…)

Le collectif Hébergement-Logement, Grenoble, le 30 juin 2014

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s