Message des habitants Roms du camp des Glairons soutenus par le collectif la Patate Chaude

Enfants de BarbulestiNous vivons depuis bientôt un an sur un terrain de la rue des Glairons, dans des cabanes construites avec des matériaux de récupération, après avoir pour certain été chassés des camps Marcel Cachin et Rocade Sud, en été 2010.

Nous venons tous d’un village de Roumanie, BARBULESTI IALOMITA, où une grande inondation en 2007 a détruit 87% des maisons. Le gouvernement roumain a fait des propositions pour reloger des habitants du village, mais aucun logement n’a été attribué à la population Roms.

Ne pouvant plus être logés, nous avons alors décidé de n’abandonner personne et de rester solidaires. Citoyens européens, nous sommes donc venus peu à peu en France, dans la perspective de trouver un emploi pour vivre décemment avec nos familles.

Depuis 3 ans, nous avons eu des contacts avec des employeurs qui nous proposaient de nous  embaucher. La Préfecture a refusé de nous donner l’autorisation de travailler. On nous refuse le droit au travail, alors que nous avons des compétences et des diplômes qui nous permettraient de vivre sans mendier.

L’hiver a été difficile, nous avons avec nos enfants, peu de moyens de chauffage.

Nous souhaitons vivre comme tout le monde, avoir accès à l’eau potable, l’électricité, les toilettes, la scolarité pour nos enfants. Nous entretenons ce camp en évacuant nous-mêmes les ordures, pour éviter une trop grande insalubrité.

Nous sommes menacés d’expulsion et en appelons aux pouvoirs publics pour qu’ils nous mettent à disposition des logements décents.

Si nous ne pouvons être logés, nous souhaitons au moins pouvoir résider sur un terrain propre et sain, avec, toilettes et sommes prêts à payer l’accès à l’eau potable, et l’électricité.

Nous rappelons avec le collectif la Patate Chaude, l’article de la loi instituant le droit au logement opposable : « Le droit à un logement décent et indépendant,…est garanti par l’Etat à toute personne qui, résidant sur le territoire français de façon régulière et dans des conditions de permanence définies par décret en Conseil d’Etat, n’est pas en mesure d’y accéder par ses propres moyens ou de s’y maintenir. »

 Nous rejoignons par notre demande celle de toutes les personnes qui exigent le droit au logement pour tous.

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