Témoignage sur le quotidien d’une famille Rom

 

Camp de La Tronche (hiver 2009-2010)

Photo JLA (tous droits réservés)

Vous êtes Européens, nous sommes Européens, il nous suffit de notre carte d’identité pour traverser une frontière de l’Europe. Être français, et aller vivre en Allemagne, c’est possible. C’est comme décider de déménager à l’intérieur de la France.
La Roumanie fait partie de l’Union Européenne; ainsi, vous pouvez partir en Roumanie, et aller vivre en Roumanie.
Par contre, les Roumains… ils peuvent venir en France avec leur carte d’identité, c’est légal.
Mais pour vivre et travailler en France : il leur faut une carte de séjour, délivrée par la préfecture.

Or, pour avoir une carte de séjour délivrée par la préfecture, il faut un contrat de travail. Quel patron fait un contrat de travail pour une personne, quand remplir le contrat et réunir les pièces du dossier de ce contrat coûte 3 heures à 3 personnes bien organisées, quand ce patron doit payer 800 euros pour un CDI, et attendre plusieurs mois que le dossier soit étudié et peut essuyer un refus? Pour un patron, c’est du temps, de l’argent et un risque après 3 mois de ne pas avoir son employé. Mais si des patrons tentent l’aventure, c’est qu’ils connaissent les compétences multiples de ces gens qui vivent de rien, et construisent tout avec leur main, réparent tout et ont donc en plus du métier qu’ils ont appris des compétences multiples et créatives.
Donc, pour les Roumains (et les Bulgares), pour avoir une carte de séjour ouvrant le droit au travail, il faut un contrat de travail, et pour avoir un contrat de travail il faut une carte de séjour !
Pour un Roumain, qui est rentré légalement en tant qu’européen sur le territoire européen, avec sa carte d’identité ou son passeport, il n’a pas de droit de s’inscrire à Pôle Emploi sans carte de séjour, il n’a pas le droit de demander un logement social sans carte de séjour, il n’a pas le droit de bénéficier d’aucune allocation, ni RMI, ni RSA, ni CAF.

Un Roumain/Bulgare est donc dans ses droits en se promenant sur le territoire européen, mais un SANS PAPIERS encore plus exclu sur le plan administratif.

Seuls les Roumains qui contractent depuis la Roumanie en tant que scientifiques, chercheurs, médecins…. obtiennent une carte de séjour.

Il s’agit d’une attitude totalement discriminatoire.

Ainsi, depuis décembre 2009, je soutiens une famille.
Cette famille est « réfugié climatique », leur domicile est parti dans la crue d’un fleuve en novembre.
Le papa est d’origine Rom, il a été abandonné dans un orphelinat à 4 ans, il a travaillé comme mineur de fond à l’age de 16 ans. A 35 ans, malade des poumons, la mine ayant fermé, il a lutté contre la maladie et la mort à plusieurs reprises. Il vit avec une jeune femme, roumaine, non rom, ils ont un premier enfant que lui élèvera, pendant que sa femme travaille. Jusqu’à ce qu’ils perdent tout dans cette crue.
Ils arrivent à Grenoble avec leur enfant, ils ont payé leur billet d’autobus, 150 euros chacun et 24 heures de trajet.
Novembre… le froid… il construit jour et nuit un petit nid avec des planches, des portes, des cartons, un bidon, fabrique un poêle, un toit pour protéger sa femme enceinte et sa fille.
C’est un de ces jours d’hiver que j’arrive. Ils ont 1 centime en poche.
Mme parle 4 langues, dont l’espagnol et l’anglais, elle a étudié jusqu’en première mais doit arrêter pour travailler et gagner de l’argent. Madame est commerçante, elle a aussi travaillé dans l’aide à la personne, pratiqué des soins auprès de personnes âgés.

Je suis médecin, je contacte un de mes pères qui m’a enseigné, pour qu’il voit cette homme malade, il répond oui, dans les 48h ! Le jour du rendez-vous cet homme est depuis la nuit dans une détresse respiratoire importante, il est hospitalisé. Sans ce concours de circonstance, il ne serait plus de ce monde…

A l’hôpital sa femme me dit « pourquoi tu a fait tout cela pour nous ? »
J’ai les larmes aux yeux… par respect… par respect de la dignité humaine que j’essaye de rendre à chaque instant… parce que nous sommes tous frères…

Dans sa question il y avait : on est devenu pauvre, on a 1 centime d’euro en poche, et tu es là, toi médecin, toi française, alors que nous avons du quitter notre pays, parce que nous mourrions de faim et étions sans toit.
Dans sa question il y avait : personne ne nous considère comme humain, nous sommes rejetés partout, et tu a sauvé la vie de mon conjoint.
Dans sa question, il y avait merci.

Logée sa femme et sa fille en urgence : j’appelle le CG 38, je tairai le nom de la personne. J’appelle le 115, puis je rappelle la dame du CG. Une chambre est débloquée pour la petite.Cet homme, il a été soigné, par un compatriote. Il a pu voir la naissance de son bébé. Il a voulu nommer son bébé de mon nom (qui est un prénom français). Il m’a dit : sans toi, je ne l’aurais pas vu.
Cet homme, avant la naissance, m’a demandé, comment cela se passe en France?
Je lui ai expliqué que les papas assistent le plus souvent à l’accouchement, mais qu’il n’y a rien d’obligatoire. Les larmes ont roulé sur les joues de ce père, qui en France, allait avoir le droit de voir naitre son enfant.
Cet homme, il était fier de déclarer son fils.

Ce couple, il vit dans un CAM hôtel… dans une chambre d’un hôtel, offerte par le CG, dans le cadre de la protection de l’enfance. Il y a un lit deux places pour 4 personnes. Une douche, un évier. C’est humide. Cette place, nous l’avons obtenu un soir quand monsieur était hospitalisé en urgence, madame et sa fille ne pouvaient pas dormir dans une cabane sans fermeture… madame ne pouvait pas fouiller les poubelles avec sa petite et son gros ventre, comme le faisait monsieur…
Ils n’ont jamais mendié, jamais volé.

Monsieur, il s’est déjà fait frapper par les propriétaires des poubelles qu’il fouillaient !!!
Monsieur, il s’est fait prendre 40 euros dans son portefeuille par des contrôleurs de la TAG…
Monsieur, il allait à l’hôpital, quand il a failli se faire taper par des contrôleurs de la TAG… si un citoyen ne l’avait pas soutenu… merci citoyen…
Mon premier jour… après 2h de prise de connaissance, nous allons à l’hôpital. Tout le monde rentre dans ma voiture… une voiture de police nous bloque. « on veut voir le monsieur, il est grand, il a un bonnet bleu, c’est notre homme ». Je demande plus de précisions… j’explique que j’étais présente dans leur cabane depuis l’heure de 9h du matin et que mon collègue était arrivé les voir à partir de 8h30… Je vois les policiers se regarder, et dire… « alors c’est pas lui qui a volé dans le casino !!! » Incroyable…. combien d’hommes grands avec bonnet bleu y a-t-il a Grenoble en décembre ?
Sans notre RDV de prise de connaissance, il était arrêté pour vol, à tort !

Monsieur est un passionné de mécanique, automobile, mécanique générale. Il répare tout. Il a été fermier, agriculteur, mécanicien, mineur de fond… il fait survivre sa famille.

Je suis là, citoyenne de mon pays…
Dans mon pays, chacun doit pouvoir vivre dignement par le fruit de son travail…
Alors… j’accompagne vers la dignité… les gens… vers leurs projets… cet accompagnement dans le respect des lois… dans le respect des procédures… font de moi chaque jour, je suis un témoin…
La famille reçoit 300 euros par mois du conseil général… pour l’enfant…puis pour les enfants…
C’est beaucoup, d’autres doivent se contenter de 150 euros pour une famille de 5… ceux qui n’ont pas de témoins français…

Nous allons au trésor public récupérer cet argent… c’est fermé depuis 30 secondes… on refuse de nous servir…
Le lendemain madame y retourne seule… on refuse de la servir… sa carte d’identité n’est pas « aux normes »… madame a fait 3 km à pied dans le froid, enceinte de 7 mois, on est en janvier.
Le surlendemain je retourne avec madame… l’employée appelle le chef, la carte d’identité roumaine n’est pas « aux normes ». Nous présentons extrait d’acte de naissance (original), carte d’identité du conjoint, passeport de la petite… pour qui est cet argent… (comme c’est écrit sur la feuille remise par l’assistante sociale pour remettre à la trésorerie…)…
Pour finir… grâce au passeport de la petite… le « secours d’urgence » est remis !

Imaginez-vous une seconde, vous trouver en tant que français en Roumanie, au guichet de banque et vous voir refuser un retrait au prétexte que votre carte d’identité n’est pas « aux normes ».. alors que c’est celle qui est délivrée par les autorités françaises et est en vigueur…

Pour éviter ce passage à la trésorerie, la famille ouvre un compte postal.
J’ai passé 1h45 à la poste dans lequel a été ouvert le compte pour récupérer ce même argent !!! « la carte d’identité roumaine n’est pas aux normes »… il n’y a pas de signature…. c’est ainsi dans toutes les cartes d’identité roumaines… ce qui n’a pas empêché la Roumanie d’entrer dans l’UE.

Que faire?
La Roumanie fait partie de l’union européenne.
Les Roumains circulent librement comme c’est inscrit par la loi avec leur carte d’identité.
Cette carte d’identité n’a pas de signature.

Cette carte d’identité roumaine sans signature permet d’ouvrir un compte bancaire ou postal, mais lorsqu’on se présente au guichet avec cette carte qui a permis l’ouverture d’un compte on refuse l’accès à l’argent de la personne qui a son argent sur son compte !!!
Oui, il a fallu attendre que le chef déclare que pour 300 euros, il n’y a pas lieu d’exiger une pièce d’identité, et qu’il suffit de comparer la signature du client avec celle faite le jour de l’ouverture du compte… Cette simple opération a été permis uniquement par ma présence de française… en 1h45…
Cela faisait 15 jours que la famille n’avait plus d’argent pour vivre et manger !!!

Pour avoir accès à la tarification solidaire… TAG… il faut une domiciliation, un déclaration d’imposition 2008…. quand on est arrivé en 2009, on n’a pas encore de déclaration d’impôts. La TAG demande alors la CMU ou l’Aide médicale d’Etat… à la place.
Or, pour avoir l’AME ou la CMU, les personnes font une déclaration sur l’honneur d’absence de ressource… mais la TAG refuse une déclaration sur l’honneur d’absence de ressources…
Pour obtenir la CMU ou l’AME, il faut : avoir résidé 3 mois sur le territoire français, pourvoir le trouver avec des papiers de domiciliation… ce qui est très facile lorsqu’on habite une cabane en plastique, bois ou …
Par ailleurs, débuter une demande d’AME ou CMU c’est encore un délais de 2 ou 3 mois qui court… soit parfois 6 mois pour obtenir cette carte !!! donc 6 mois d’impossibilité d’avoir accès la tarification solidaire. 6 mois d’angoisse dans les transports en commun, six mois d’impossibilité de payer tous les jours son ticket…. 6 mois d’amendes qui seront impayées… six mois de honte de de stigmatisation… lors des contrôles… Six mois dans l’impossibilité de payer dignement son transport en fonction de ses ressources.

Je ne parle pas du refus de guichet en préfecture… lors de la tentative de demande de carte de séjour pour cet homme malade, qui doit sa vie à la France, et désire travailler pour rendre à la France par son travail, par ses impôts, par la sueur de son front, la vie qu’elle lui a offert.
Les demandes en logement : l’assistante sociale refuse de faire de demandes en CHRS, contrairement à la législation en vigueur.
Alors, je monte des dossiers, et vais les déposer… avec la famille.
Pour cette famille il faut un F2 : madame, nous n’avons que des studios.
J’explique… madame, ils sont entassés à 4 sur un lit deux places, votre studio sera plus digne et plus humain que leur logement actuel (et moins honéreux pour le CG).
Mais la loi est la loi, on ne peut pas mettre une famille de 4 dans un studio, mais on peut mettre une famille de 4 dans une chambre de 5m2 avec moins de couchage que de personnes ! Et pas de possibilité de cuisiner dans cette chambre d’hôtel !…
Quand au CCAS auprès duquel nous avons déposé une demande de logement social… la carte d’identité ne suffit pas ils sont illégaux, même si européens, venez rechercher le dossier !!!

La famille dort à l’hôtel, se lave à l’hôtel… traverse la ville vers la cabane où on peut faire la cuisine… il n’y a pas d’eau, pas d’électricité, pas de toilettes…
On retraverse la ville pour aller au point d’eau laver le linge….
On retraverse la ville pour aller à l’aide alimentaire…

Parfois, la carte d’aide alimentaire s’arrête, alors il faut la refaire…
Une fois la queue 3 h, deux fois la queue 3 heures, 3 fois la queue trois heures… et la quatrième fois, on dit : mais vous ne dépendez pas de cette banque alimentaire, allez la semaine prochaine à l’autre adresse… enceinte ou pas, quelle que soit la température… il y a des couches pour la femme précédente et suivante, mais pas pour la Roumaine.

L’association qui donne le lait et les couches pour les BB jusqu’au un an du BB et les vêtements et matériel de puériculture, jusqu’aux trois ans des enfants, elle le fait pour tous, les sans papiers, les déboutés du droit d’asile, mais pas la maman roumaine !

Inscrire l’enfant à l’école… Elle est propre depuis ses 18 mois… Mais à Grenoble JAMAIS avant 3 ans… Peu importe le froid aux cabanes où on se réchauffe en brûlant du plastique… peu importe l’hôtel de 5 m2… 3 ans c’est 3 ans… La petite, elle répète tout ce que je dis, en français ou en anglais… Elle est sociale, vive, intelligente, éveillée, toujours souriante. Elle adore lire.
De 2 ans 7 mois à 3 ans … on est allé à la mairie, à l’antenne mairie, qui nous a envoyé à l’autre antenne mairie, et encore à une autre…
A ses 3 ans, on est revenus… c’était le 31 mai. « Madame, vous n’y comptez pas, elle ne peut pas rentrer le 31 mai ! Il faut attendre septembre prochain !!! »
Offrir à cette petite l’accès à l’école pour son anniversaire, comme ses parents le souhaitaient depuis notre première rencontre… étaient ce qu’ils auraient souhaité de plus cher…

Monsieur sort de chez son pneumologue, il rentre dans une pharmacie, la famille m’appelle. La pharmacienne ne parle ni anglais ni espagnol ! Incroyable pour une personne qui a fait 8 à 10 ans d’études… Parle à la pharmacienne, j’entends « leur carte d’AME n’est même pas à jour, c’est le bazar… je ne peux pas les servir ». J’explique : « madame, cette carte vient d’être éditée par la CPAM Grenoble, mais la famille vient d’avoir un bébé, donc, elle a du remettre à la CPAM leur carte pour que le bébé soit inscrit sur la carte ». La CPAM leur a fait une copie de la carte, en attendant que la remise à jour soit faite. Les droits sont ouverts, tout est en règle. « non, je ne peux rien faire avec une copie de carte, vous comprenez… si c’est une fausse… ». J’invite la pharmacienne à tél à la CPAM, si elle n’a pas confiance… Bref… 30 minute de suspicion, de racisme gratuit au guichet de la pharmacie, d’humiliation, de criminalisation, pour obtenir des médicaments pour continuer à vivre !!! . C’est honteux.

J’ai oublié le récit de l’abattage des arbres des cabanes où ils s’entaient réfugiés la promesse d’écraser les cabanes au bulldozer… leur déménagement et reconstruction de leurs mains de toutes les cabanes pour donner un toit, une maison à la famille….

En Roumanie, on mourait de faim. Ici, au moins, dans les poubelles on trouve à manger.
On ne veut pas de charité, on veut pouvoir, avec le droit au travail, gagner notre argent dignement, à la sueur de notre front.
Ils sont conducteurs de locomotive, routiers, informaticiens, mécaniciens, mâcons, ils ont tous étudié jusqu’au bac pour les jeunes…

Je cherche un terrassier en juin … « mais ma pauvre dame, pas avant octobre… ». Une autre encore : cela fait 2 ans que je cherche un peintre pour ma maison. Le premier s’est suicidé, le seconde cela fait un an que j’attends le devis… il paraît qu’il n’y a pas de travail… vous cherchez un artisan, vous en avez pour 6 mois minimum… cherchons l’erreur…

Ce récit de migration… il ne doit pas être bien différent de celui des italiens qui ont traversé les Alpes par exemple. De ces français qui ont traversé la Méditerranée pour trouver la richesse et sont mort de tuberculose au début du siècle.

Tout être humain souhaite vivre, et parfois pour éviter la mort, il faut migrer, ailleurs… quand on migre, c’est qu’on n’a plus d’autre choix…. c’est pour faire vivre son couple, sa famille dignement et honnêtement.

Les gens dans ces bidonvilles, on les appelle Rom, parce que les Rom, ils ont toujours été rejetés et c’est facile de les rejeter. Tous les mythes courent à leur sujets… Ils ont été les premiers dans les convois vers les camps d’extermination… leur crime?
Certains sont Gitans, Rom, appartiennent à ce peuple qui parle Romani… d’autres sont des Roumains, d’autre Bulgares… Ils sont sédentaires, contrairement aux gitans français « gens du voyage ».
Les bidonvilles, la misère ce n’est pas leur « mode de vie », ni leur culture.
En chaque être humain existe des richesses, ces humains ont tous des savoir faire.

L’autre jour au camp, j’ai rencontré une mamie qui aidaient des mamans en leur lavant du linge.
Petite femme, je viens la nuit à 22h dans les cabanes. Il faut arrêter de croire et faire croire que les personnes démunies n’ont ni dignité, ni honnêteté, ni respect.

Par contre, j’entends une connaissance me dire « j’ai remplacé un médecin qui faisait venir une personne de la famille avec les 5 cartes vitales et facturait les 5 cartes en 5 mn, refaisant les ordonnances sans avoir vu aucun des patients… » ; une autre connaissance expliquer que dans une station de sport d’hiver, son associé « a expédié les 300 000 euros de bénéfices dans un paradis fiscal… au lieu de les déclarer au fisc… »

Tout cela, c’est en Isère…

Que le nouveau préfet cherche les vrais criminels… et rende la dignité aux gens honnêtes.

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3 réflexions sur “Témoignage sur le quotidien d’une famille Rom

  1. Je suis dans la même situation. Ces personnes ont-ils trouvé un travail en Isère ?
    Le jeune couple roumain avec un bébé de 14 mois sont en caravane. L’hiver approche. J’essaie de les aider comme je peux. La maman fait la manche (à 20 ans !!!) J’entame avec eux les démarches pour obtenir l’AME… Comment obtenir un logement décent avec eau, électricité, toilettes, chauffage ? Le chemin va être long mais je veux y croire… Je ne les laisserai pas tomber. Ils ont l’âge de mes enfants… Je veux me battre à leur côté pour qu’ils puissent vivre dans la dignité…

    • Bonjour,

      Je vis la même situation que vous ; j’essaie d’aider une famille avec 3 jeunes enfants ; j’ai RDV avec une association pour voir qu’elle aide on pourrait leur apporter …
      Mes espoirs sont les mêmes que les votres : vivre dignement, sans froid, sans faim, sans peur
      Je croise les doigts pour eux

      • Bonjour giraud

        Où en êtes vous dans vos démarches ?
        Je me demande vraiment si une issue est possible pour eux. Pour travailler, il faut impérativement une promesse d’embauche et tout une ribambelle de documents à fournir par l’employeur : quelle entreprise voudra bien entamer toutes ces démarches administratives lourdes ???? Mes espoirs s’amenuisent vraiment. Mais, sans travail = pas de logement… Quoi faire ?

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