Environ soixante-dix Roms ont été relogés à Grenoble

Dauphiné Libéré du 2 décembre 2010

« Satisfaits. » Hier, lors d’une conférence de presse, le CCAS de la Ville de Grenoble, la Métro, le Secours Catholique, se sont dits « satisfaits de l’opération de fermeture du site du Rondeau et du relogement des familles Roms qui y habitaient ».

Avant-hier mardi vers 18 heures, la préfecture donnait en effet son aval concernant la fermeture du site. Les raisons principales : la neige et le froid évidemment, qui ne permettaient plus aux personnes concernées « de vivre décemment ». Mais aussi, explique-t-on en coulisses, la présence sur le site de plusieurs individus se livrant au proxénétisme voire à trafic plus douteux encore. En tout cas, « du lourd », expliquait-on hier au CCAS, sans vouloir s’attarder davantage sur le sujet. La police aurait ainsi procédé à plusieurs interpellations.

Bref, quelles que soient les motivations de cette fermeture, celle-ci s’est accompagnée du relogement des personnes qui composaient alors le site.

« Faire rentrer ce public dans le droit commun »

« En très peu de temps », le CCAS de la Ville de Grenoble et les associations (le Secours Catholique, Roms Action, etc.) ont dû improviser afin de trouver des solutions de relogement pour 41 personnes (uniquement des familles).

Les personnes isolées quant à elles, environ une trentaine, ont été prises en charge par la préfecture. La totalité des 70 individus (environ) autrefois présents sur le site du Rondeau, est donc aujourd’hui relogée.

Pour le détail, les personnes isolées prises en charge par la préfecture ont été relogées dans une structure d’hébergement d’urgence, rue Prosper-Mérimée à Grenoble.

Les familles, elles, ont été, soit relogées à l’hôtel, soit dans des appartements prêtés par les associations ou encore dans une autre structure d’hébergement d’urgence de la rue Pascal, toujours à Grenoble.

Devant l’anarchie et l’insécurité du site, « il était devenu nécessaire de faire rentrer ce public dans le droit commun et pour cela, de fermer ce site », expliquait Olivier Noblecourt, adjoint grenoblois à l’action sociale et familiale. « On ne peut pas être complaisant devant ces situations », ajoutait-il. Et bien que chacun ait reconnu l’efficacité de la préfecture dans cette opération, ils ont également fustigé la lenteur des prises de décision de celle-ci quant au plan hivernal : « Nous avons encore près de 300 personnes à la rue, s’indignait Daniel Hugon du Secours catholique ». Et Françoise Bouchot, de la même association, de prendre le relais : « Les bénévoles sont débordés. Récemment, ils nous ont confié avoir laissé à la rue une famille avec un bébé de 3 semaines ! Nous appelons la préfecture à décréter le plan d’urgence de niveau 2. C’est intolérable ; franchement, on n’y comprend rien ».

par la rédaction du DL le 02/12/2010 à 05:00

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