Avenir incertain pour les Roms du Rondeau

Depuis la fin du mois d’août, l’aire de grand passage du Rondeau est le lieu de vie de plusieurs familles Roms. Elles ont trouvé ici un endroit pour planter leurs tentes. Et des associations pour les soutenir.

Des associations ainsi que le CCAS de Grenoble. « En relation avec les associations, nous nous sommes moralement engagés à accompagner les personnes qui sont au Rondeau depuis la mi-août », explique-t-on dans l’entourage du maire, « notamment pour qu’elles passent l’hiver dans des conditions acceptables. Notre volonté est claire. Mais, pour travailler sereinement, nous devons nous fixer sur un nombre précis de personnes à accompagner.

Or, depuis dix jours, de nouvelles personnes arrivent au Rondeau. Et certaines ne sont pas dans une logique de respect de la réglementation française. Nous n’avons, par exemple, pas de travail social à faire avec des personnes impliquées dans des réseaux de prostitutions ! ». La semaine dernière la mairie a donc tenté de « récupérer » des tentes afin d’indiquer que « ce camp n’avait pas vocation à devenir un lieu d’accueil définitif ».

Une action que le collectif Solidarité Roms dénonce. « Si nous reconnaissons que le CCAS de Grenoble est le seul ici à faire quelque chose, nous dénonçons cette initiative. Des tentes achetées par des Roms ont été chargées dans des camions de la Ville par du personnel de la Ville. Ce n’est pas légal. Heureusement, les Roms ont pu récupérer leurs affaires ! Sans faire d’angélisme, si, parmi les personnes vivant au Rondeau, certaines commettent des vols ou des délits, il y a une procédure à respecter. »

Solidarité Roms rapporte aussi « des pressions policières dont sont victimes les Roms du Rondeau.

Le camp a été investi par les forces de l’ordre pas plus tard que dimanche soir », raconte un membre du collectif. Selon nos informations, une enquête dans le cadre d’un vol de cuivre à Jarrie a conduit à l’interpellation, dans le camp, d’un homme par les gendarmes dimanche soir. Celui-ci a été laissé libre lundi à l’issue de sa garde à vue.

Au-delà des « pressions policières », au-delà de l’opération menée par la mairie la semaine dernière, le collectif dénonce la lenteur des services de la Ville, de la Métro et de l’État pour trouver des solutions. « S’ils veulent, ils peuvent. C’est une question de volonté. On demande une solution immédiate.

Ces personnes sont au Rondeau depuis plus de deux mois maintenant. Il existe des lieux disponibles dans l’agglo. C’est une question de volonté. » Et le collectif de craindre une expulsion du camp dans les prochains jours. « Nous échangeons avec la préfecture mais nous n’avons pas demandé l’expulsion du camp », répond la municipalité. « Encore une fois, nous voulons trouver des solutions pour les familles qui sont au Rondeau depuis le début. Nous avons établi une liste de ces personnes afin de ne pas créer un appel d’air. »

par la rédaction du DL le 03/11/2010

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