Lettre ouverte à Monsieur le Président et Mesdames, Messieurs les Conseillers communautaires de La Métro

Le vendredi 24 Septembre 2010, le Collectif Solidarité Roms vous interpelait sur la question de l’urgence humanitaire face à la situation que connaissent les populations Roms présentes dans notre agglomération. Un texte vous a été remis, ainsi qu’une liste de bâtiments inoccupés dont vous êtes en charge au titre de l’EPLF, ou qui sont réquisitionnables au titre de la loi. Chacun de vous, et en conséquence chaque municipalité de notre agglomération a donc pris connaissance de la situation et de nos exigences. Nous sommes venus aujourd’hui pour connaître votre réponse.
Cette semaine nous avons assisté à une dégradation des conditions climatiques (pluies, températures proches du zéro la nuit), qui se rajoute à la situation désespérée des Roms et demandeurs d’asile. Nous n’allons pas vers l’été. Par deux fois au cours de la semaine passée, le 21 pour les Roms du camp de Stalingrad et le 27 pour les demandeurs d’asiles, originaires des Balkans, du camp de Jean Macé, des solutions provisoires face à une situation d’urgence humanitaire, ont été trouvées.
Ce qui a pu être fait pour certains doit l’être pour tous ceux qui vivent aujourd’hui dans votre territoire de compétence : l’agglomération grenobloise. Des solutions peuvent être trouvées sans délais, il ne s’agit pas d’un délire ni d’une surenchère, mais bien d’une position réaliste.
Notre métropole ne peut pas être seulement un pôle d’excellence scientifique, elle doit être aussi exemplaire quant à la Solidarité et à l’action sociale et humanitaire.
Nous sommes bien évidemment conscients que ceci n’exonère en rien de leurs responsabilités, les pouvoirs publics, l’Etat, représenté ici par le Préfet de l’Isère, ni le Conseil Général de l’Isère (des Roms en particulier à Voiron, sont dans la même situation d’abandon), ainsi que la Région Rhône Alpes. Mais ceci ne peut plus se traduire par une politique dilatoire de la patate chaude. Nous comptons sur vous pour en être le moteur, les initiateurs.
Jusqu’à présent nous pouvons dire, et c’est un euphémisme, que nos élus, notre représentation, n’a pas été exemplaire sur ce point. Êtes vous conscients qu’une grande partie de la population est persuadée que vous vous êtes attelés réellement, activement, au problème ? C’est l’heure, aujourd’hui d’en faire la preuve. Il ne vous est plus possible de justifier vos réticences, votre absence d’engagement réel en mettant en avant le fameux adage « Nous ne pouvons pas gérer toute la misère du monde » et « l’appel d’air » qu’une politique humanitaire pourrait provoquer sans que vos électeurs n’en concluent, qu’en fait, ce qui est prioritaire pour vous, c’est de ne pas perdre les voix de la partie xénophobe de l’électorat populaire lors des prochaines échéances.
Le droit des Roms ne se résume pas au « droit au retour volontaire », Le droit des demandeurs d’asile n’est pas celui d’être expulsés.
Nous exigeons la mise en oeuvre immédiate d’un plan d’hébergement d’urgence de ces populations. Des lois européennes existent concernant leur hébergement, vu leur présence sur notre territoire. Appliquez les !
Nous exigeons que toutes les collectivités territoires de notre région, s’engagent, au-delà de simples voeux (cf celui de la scéance du 2/07/2010) ou expressions verbales, par le vote de motions, de résolutions pour condamner publiquement la politique de stigmatisation, d’exclusion, d’expulsions, xénophobe, ciblant nommément ces populations.
Le Collectif Solidarité Roms – Vendredi 1 Octobre 2010

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2 réflexions sur “Lettre ouverte à Monsieur le Président et Mesdames, Messieurs les Conseillers communautaires de La Métro

  1. L’auteur de ce texte a demandé le retrait de celui-ci sur ce blog par courrier électronique le 9/1/2010 et ce n’est toujours pas le cas. De plus cette publication est antidatée ce blog n’existait pas à cette date.

    La demande de retrait immédiat est donc réitérée

    Dominique Jégou
    membre du Collectif Solidarité Roms

    • Toujours la même réponse : ce texte est un texte du collectif : il n’appartient pas à celui qui a rédigé le premier jet amendé et adopté par le collectif. Quant à la date, c’est bien celle de la rédaction du texte qui compte, pas celle de sa mise en ligne.

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